BLOG

Google : questions de principes et d’intelligences

Comme toute entreprise, Google a pour priorité la satisfaction de ses usagers, afin de mieux les fidéliser…

En la matière, il s’agit de répondre au mieux à la requête tapée dans le moteur de recherche. L’algorithme cherche dès lors les sites les plus « pertinents » pour l’internaute. Seulement, la pertinence, pour Google, ne veut pas dire vérifié/exhaustif/académique. Selon le géant américain, elle relève d’une alchimie entre qualité technique du site ; originalité, quantité et actualisation du contenu ; et puis notoriété, réputation… Celle-ci est ensuite « pondérée » au regard de « la connaissance du client », c’est-à-dire de ses habitudes et de ses préférences.

Cette logique a potentiellement deux travers.

Enfermer d’abord chacun dans sa bulle sémantique et affinitaire. Ensuite, favoriser les contenus les plus populaires et google-compatibles, sachant que 75 % des internautes ne dépassent pas les 10 premiers résultats… Il est entendu que le moteur n’est pas un organisme d’intérêt public… Reste que l’usager méconnaît son modèle économique, en grande partie fondé sur les recettes publicitaires et l’exploitation des datas. Il oublie que le produit de Google et sa matière première, c’est l’internaute… Les clients payeurs sont ailleurs.

Certes, Sundar Pichai, en tant que PDG, a affirmé en juin dernier une nouvelle charte de la maison Google. Deux des principes avancés pour piloter leur intelligence collective et artificielle sont d’« éviter de créer ou de renforcer un parti pris » ainsi que d’« être responsable envers les gens ».

Rassurés d’être dans le meilleur des mondes ?

Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas, en tant qu’entrepreneur, exploiter au mieux Google pour garantir la visibilité de votre marque ? Et, en tant qu’utilisateur, opter pour le français Qwant ?

Écrit pour France Défi