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Le dernier kilomètre, c’est vous !

Alors voilà !

Nous sommes dans le besoin, dans le besoin multiple, de toute nature, de toute forme et de toute fonction. Alors je me disais la chose suivante…

Aujourd’hui pour certains d’entre nous qui sommes confinés, il s’agit d’une situation certes pénible mais relativement confortable. Un périmètre d’évolution limité à + ou – 1 kilomètre, un accès aux services et aux biens de consommations réduit mais dont l’essentiel est garanti, et globalement un bel élan de solidarité, même si de-ci, de-là l’incivilité demeure.

Pour d’autres, pour beaucoup avec le temps qui s’allonge, de par leur situation sociale, économique, de par la promiscuité qui les obligent, de par leur localisation géographique aussi, ou de par leur âge, cette situation revêt un caractère plus pénible, plus contraignant que simplement un « rester chez soi » et/ou « être en télétravail ». Si le principe du confinement est à priori supportable dans un premier temps, la longueur, la durée, le report non pas de la sortie de crise mais simplement celui de sa perspective, transforme cette parenthèse en course de fond, en efforts nécessitant une endurance physique dont peu de personne dispose et une résilience psychologique peu répandue. Certains dirons que ce n’est qu’une question de temps, de patience, de bonne volonté, que nous comptons les jours et regardons s’approcher la délivrance … Oui, sauf qu’aujourd’hui la délivrance ne se présente pas à la porte. Elle est repoussée, un peu plus tard, un peu plus loin. On parle du 11 mai.

Alors, pour nous qui disposons d’un confort relatif, d’un confinement acceptable, une petite contrariété, l’absence d’un élément, le manque d’un détail, n’a pas de caractère violent. Alors avec le temps qui s’étend et s’étire, le petit rien qui manque, l’absence sans importance en temps ordinaire va devenir un détail aux effets troublants puis redoutables. Trouver des sacs d’aspirateurs, un joint pour réparer une fuite d’eau, des cartouches d’imprimante ou une simple balle de ping-pong, va devenir un enjeu de stabilité sociale et participer à entretenir, ou non, le savoir vivre ensemble.

Or, dans la plupart des espaces urbains ou semi-urbains, dans les milieux de population dense, l’essentiel de ces petits besoins peuvent être satisfait par une personne habitant dans un rayon de quelques centaines de mètres… de moins d’un kilomètre.

Alors certes, il existe des initiatives qui tendent à faciliter la dynamique d’entre aides, ici la création de plate-forme destinée à permettre aux copropriétaires d’échanger sur leurs besoins respectifs à l’intérieur d’un immeuble (on en est là tout de même !), là une application pour se situer au milieu d’un cercle de 1 kilomètre de circonférences… Mais globalement la culture urbaine baignée d’anonymat et de crainte, entretien la distance et crée un frein y compris dans la situation que nous connaissons actuellement.

Ça va durer encore, ça s’installe, ça va demander plus de réactivité, plus d’entraide, plus d’efficacité alors que tout s’use, se morfond et s’impatiente.

Alors… Je pense qu’au cœur de nos espaces de vie, il existe une entreprise française qui est techniquement en mesure d’afficher une demande, d’offrir une vitrine à des personnes pour qu’ils expriment leur besoin, une entreprise capable de « pousser » cette demande auprès de l’ensemble des personnes résidant aux alentours, dans un rayon de 1 kilomètre, une plate-forme à usage de proximité, l’incarnation du sens pratique, l’éloge du Système D… C’est LE BON COIN.

Bien sûr, le Bon Coin a initié le Bon Geste, et c’est bien, mais c’est devenu un argument commercial de la part des utilisateurs de la plate-forme… Et puis la situation demande à faire valoir les besoins plus que les offres, à permettre à tout un chacun de pouvoir exposer leur dénuement au-devant de tous, exprimer son désarroi face à la privation, pousser l’absence de l’élément anodin à la face du monde !

Alors voilà, personnellement, je n’ai pas le plaisir et l’honneur de connaître Monsieur Antoine JOUTEAU ni aucune de ses collaboratrices ou de ses collaborateurs, mais c’est peut-être votre cas, à vous, ou alors peut-être connaissez-vous quelqu’un qui connaît quelqu’un… qui pourrait pousser cette idée auprès de Monsieur JOUTEAU ?

C’est maintenant.